Annonce de candidature adressée aux personnels de l'UBO le 2 novembre 2015

 

Cher-e-s Collègues,

Dans quatre mois, vous serez appelé-e-s à désigner vos représentant-e-s au conseil d’administration et au conseil académique de l’UBO, puis le conseil d’administration sera appelé à élire le président ou la présidente de notre université pour un mandat qui courra jusqu’en 2020. C’est une importante séquence de débat qui s’ouvre au sein de l’établissement et j’ai décidé, après mûre réflexion, d’y prendre toute ma part en présentant ma candidature à la succession de Pascal Olivard.

Les années passées ont été décisives pour l’UBO, celles qui viennent ne le seront pas moins. Le désengagement de l’Etat, le contexte socio-économique de la région bretonne, la nécessité d’imaginer l’université de demain sont les principaux défis que nous aurons à relever pour remplir pleinement nos missions : la réussite de nos étudiants, le développement de nos forces de recherche, l’amélioration continue des conditions de travail et d’étude sur tous les sites de l’UBO.

Pour relever ces défis, pour demeurer une communauté universitaire toujours plus vivante, toujours plus visible, toujours plus présente sur son territoire, l’UBO a besoin de toutes ses forces.

 

Ma candidature s’inscrit dans une réflexion nourrie de la connaissance des grands enjeux pour l’UBO de demain. Elle s’appuie dès à présent sur la construction d’une équipe dynamique et désireuse de proposer une vision claire fondée sur quatre notions fondamentales :

- la poursuite d’une politique cohérente : contrainte dans ses moyens, souvent reléguée à la périphérie par les centres de pouvoir, l’UBO continuera à exister demain sur le plan régional, interrégional, national et international si elle est identifiée comme un établissement cohérent, vecteur de priorités claires. Nous n’avons pas les moyens de disperser nos énergies, que ce soit en formation ou en recherche. Cela implique de construire une forte interdisciplinarité sans pour autant noyer les disciplines fondamentales. Cela réclame aussi de faire des choix, et les choix sont toujours difficiles, mais j’ambitionne qu’ils soient concertés, réfléchis et justes.

- la recherche d’une forte cohésion : sans l’appropriation par chacun de nous de cette vision globale, la prétention à la cohérence ne serait qu’une façade. Nous ne pouvons laisser personne sur le bord du chemin, nous avons besoin de toutes et de tous : enseignants-chercheurs, enseignants, chercheurs, personnels BIATSS, étudiants doivent être associés à un projet partagé par le plus grand nombre et qui puisse susciter l’intérêt et le soutien de nos partenaires.

- un climat de confiance : pour que tous adhèrent au projet de l’UBO, il faut que tous, nous soyons conscients de partager professionnellement un avenir commun. La loi LRU a institué une forme de centralisation des prises de décision, centralisation imposée à des structures internes jadis plus indépendantes. Cette nouvelle gouvernance permet au président et au conseil d’administration, aiguillés par les avis du comité technique et désormais du conseil académique, d’exercer pleinement leur rôle en faveur d’une vraie politique d’établissement. Ce rôle pourtant doit se nourrir de la vision des composantes, des laboratoires et des services qui réalisent au quotidien nos missions. Cela implique une démarche transparente, ouverte, attentive à chacun.

— une éthique du contrat : reconnaître chacun à sa juste place, c’est affirmer le principe de subsidiarité, c’est-à-dire reconnaître que la solution à un problème ne viendra pas forcément d’en haut. C’est aussi rappeler une évidence : le président de l’UBO n’a pas le monopole de l’imagination créatrice, des bonnes idées, des justes représentations. Pour cela, je souhaite ouvrir dès le début de mon mandat la discussion avec chaque unité responsable d’un champ d’action de l’UBO, en vue d’élaborer avec chacune un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens, qui sera la déclinaison du contrat d’établissement signé avec l’Etat. Ainsi chacun, dans sa composante, son service ou son laboratoire pourra se sentir reconnu et partie prenante à l’oeuvre commune.

 

Les mois qui viennent vont permettre de vous présenter comment ces notions se déclinent en propositions concrètes. La campagne en vue des élections aux conseils centraux sera l’occasion pour mon équipe et moi-même d’en discuter avec vous. Vous pouvez dès aujourd’hui vous renseigner sur ma candidature et le projet qu’elle porte en utilisant les moyens numériques suivants :

Site internet : http://www.demainlubo.fr

Page facebook : https://www.facebook.com/demainlubo/

Compte twitter : @MatthieuGallou

 

Le débat qui s’ouvre et l’élection qui suivra engagent notre avenir. Je saisis avec enthousiasme cette occasion de réfléchir avec vous sur ce que sera demain l’UBO et je souhaite que vous puissiez partager cette réflexion et cet enthousiasme.

 

Bien à vous,

Matthieu Gallou, le 2 novembre 2015

 

 

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