La place de la mer à l'UBO ?

 

Question :

Lors de la présidence Olivard, la hiérarchisation des axes scientifiques de l'établissement a eu un fort effet structurant et a donné une visibilité affirmée de notre université du côté des Sciences de la Mer.  Comment voyez-vous, dans le cadre de votre candidature,  la place des sciences de la Mer dans la stratégie de l'établissement et par rapport aux autres axes ?

Popeye

 

Réponse :

Cher Popeye,

L’affirmation du rôle moteur des Sciences de la Mer doit être poursuivie, et le développement de l’axe Mer doit être accompagné voire stimulé. Depuis la création de l’IUEM, il y a presque 20 ans, une forte logique interdisciplinaire s’est bâtie sur une thématique, la Mer, qui permet à l’UBO d’être connue partout dans le monde de la recherche, et les collègues aujourd’hui continuent à  développer de nouveaux projets : la reconnaissance du CNRS pour AMURE, le projet d’Institut Maritime Franco-Québecois, celui d’institut de l’Université des Nations Unies, la pérennisation du Labex « l’océan dans le changement » ou encore désormais l’I-Site brestois pensé dans la trajectoire du Campus Mondial de la Mer. Par ailleurs, l’inscription relativement nouvelle des préoccupations pour le transfert de technologies dans le « logiciel » des Sciences de la Mer indique que ce développement peut être mené dans un cadre partenarial avec d’autres logiques, en plus des établissements ou organismes déjà partenaires, cadre dans lequel l’UBO a de nombreux atouts pour conserver une position centrale. Nous le pourrons si nous réaffirmons résolument cette priorité d’établissement et si la thématique Mer s’insère mieux encore dans la stratégie globale de l’établissement, que ce soit pour la recherche ou pour la formation : un fort potentiel de coopérations nouvelles existe entre la mer et les autres axes de l’UBO, coopérations dans lesquelles chacun apportera ses compétences et ses forces scientifiques.

De telles convergences existent déjà entre la Mer et l’axe Santé-Agro-Matière (plateforme EpiGenBrest), entre la Mer et l’axe Math-Stic (GIS BreTel), entre la mer et l’axe SHS (ANR COCORISCO). De même, l’existence reconnue nationalement d’un domaine de formation pour les « Sciences de la Mer et du Littoral » offre des opportunités qui ne sont pas restreintes aux formations offertes par l’IUEM. C’est ainsi tout l’établissement qui doit pouvoir utiliser les sciences marines comme un tremplin, comme un vecteur de réussite et aussi comme un modèle avancé de réflexion interdisciplinaire, tourné notamment vers l’articulation Sciences-Société.

Si je suis élu, je confierai à Yves-Marie Paulet une vice-présidence « Mer » transversale aux missions recherche, formation, international, etc. afin d’une part que l’UBO dispose d’un représentant reconnu et clairement identifiable dans ce domaine et afin d’autre part de promouvoir et d’accompagner les synergies entre l’axe Mer et les autres axes de l’UBO.

En effet, si l’importance des Sciences de la Mer pour l’UBO de demain ne peut être aujourd’hui contestée par personne, cet axe ne doit pas être perçu comme une enclave à l’intérieur de l’UBO, ni comme le seul vecteur de développement et de reconnaissance nationale et internationale. Les trois autres axes de notre recherche contribuent chacun à sa manière, chacun par ses atouts et la dynamique qu’y infusent ses chercheurs, à la place de notre établissement sur la scène inter-régionale, nationale et internationale. Si je devais ainsi trouver une limite à la hiérarchisation des axes inscrite dans le contrat actuel, ce serait dans le risque d’y voir un classement qui dévalorise tout ce qui n’est pas « premier ». En effet, chacun des quatre axes contribue à la richesse de l’UBO d’aujourd’hui.  Demain tous vont permettre à l’UBO de maintenir son rang au sein de l’espace UBL et au-delà, voire d’accéder à un nouveau palier. Le potentiel est là, dans chacun des axes, et au sein des axes, dans chacun de nos laboratoires. Ce sera la tâche du futur vice-président « Recherche et Innovation », Christian Brosseau, d’orchestrer le développement cohérent et équilibré de l’ensemble des forces scientifiques de l’établissement.

 

 

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© Matthieu Gallou