La sécurité à l'UBO

 

La question ci-dessous m'a été posée devant une machine à café, et il m'a semblé intéressant de la reprendre ici, avec ma réponse :

 

 

Les événements tragiques qui ont frappé la région parisienne le 13 novembre ont conduit l’UBO à annoncer un ensemble de mesures appelant à la “vigilance” et à la “responsabilité” et renforçant la présence des vigiles sur le campus. Selon vous, ces mesures ont-elle vocation à s’inscrire dans la durée, voire à conduire à la mise en place d’un filtrage à l’entrée des bâtiments de l’UBO ?

Il est toujours difficile, les débats de ces derniers jours l’ont montré, de trouver une position d’équilibre entre sécurité et ouverture, surtout dans le contexte bouleversant que nous connaissons. Dans ces cas-là, il est important de revenir aux fondamentaux, c’est-à-dire aux missions de l’université. L’université se doit de demeurer un lieu ouvert, elle ne peut pas vivre derrière des barbelés. C’est pourquoi, en dehors même de toute considération quant au coût exorbitant que cela entraînerait, je ne suis pas favorable à la mise en place de portiques d’accès et de vérifications systématiques à l’entrée de nos bâtiments.  

En revanche, renforcer la vigilance, appeler chacun à contribuer à une meilleure sécurité de tous, c’est aussi permettre à tous les membres de la communauté d’être plus sereins au quotidien quand il s’agit de traverser un couloir ou un parking, ou de prendre part à un événement associatif ou culturel. C’est le sens, à mes yeux, des mesures prises ces jours-ci.

Enfin, nous devons aussi faire preuve d’une grande vigilance à l’égard des lieux et des données sensibles, à travers une protection efficace de nos laboratoires de recherche stockant des produits dangereux et à travers la mise en place récente du goupe SSI “sécurité des systèmes d’information” sous l’égide de Franck Ganier (en tant que VP numérique) et de Béatrice Thomas-Tual (fonctionnaire sécurité-défense).

 

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© Matthieu Gallou