Question : l'UBO et Shanghaï ?

 

 

 

 

Question de Sandrine Biagini-Girard :

Que comptez vous faire pour rendre l'UBO (plus) performante par rapport aux critères de Shangai? Avez vous un objectif chiffré?

 

Réponse :

L’arrivée des classements internationaux fortement médiatisés dans les années 2000 a produit de profonds bouleversements dans le paysage universitaire français, et notamment au niveau de la commande politique de “résultats” en matière de classement, dans la mesure où la publication tous azimut dans la presse nationale des résultats du classement de Shanghaï interpelle les ministres successifs.

L’existence de classements objectifs est un élément nécessaire de “benchmarking” pour une université comme la nôtre qui se doit d’être visible, attractive et rayonnante. De même, les processus d’appels à projet de type Idex/ Isite impliquent une prise en compte tout à fait logique des classements internationaux.

Pour autant, comme le souligne d’ailleurs le jury international Idex, “ si les classements sont un des éléments constitutifs du benchmark et permettent également de faire comprendre l’ambition qui est poursuivie à terme", le jury regrette que les candidats aient "insuffisamment fait appel à la diversité des classements". Il considère en effet "qu’il convient de mobiliser toute la panoplie disponible et nullement le seul classement ARWU (Shanghai). En particulier les potentialités des classements de Leiden (qui permet notamment une vision indépendante de la taille) ou U-Multirank sont trop peu utilisées alors qu’ils ont une grande utilité pour caractériser certains points forts." (dépêche AEF 531479 du 10.2.2016).

Par sa taille propre, par la complexité du système français et par là-même aussi de la nomenclature des signatures d’article, il paraît aujourd’hui délicat pour l’UBO de tout miser sur le classement de Shanghaï, dont les critères ne nous sont pas forcément très favorables comme on sait. C’est pourquoi je reprendrai volontiers à mon compte l’exortation du jury Idex à la diversité des classements et notamment à ceux qui ne pénalisent pas mécaniquement les établissements qui dispensent une importante formation de niveau Licence, comme c’est le cas de l’UBO.

 

 

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© Matthieu Gallou