Transition énergétique

 

Question :

Bonjour,
il y a quelques semaines nous étions en pleine COP21. Comment envisagez-vous la transition énergétique au sein de notre université?
Les Elus SNPTES

 

 

Réponse :

Merci pour cette question, qui fait aussi écho à un élément fort de l’identité UBO qui a été la seule université présente en tant que telle lors de la COP21.

 

Une impulsion nationale

Les universités françaises sont engagées depuis plusieurs années dans une démarche Eco-campus. Force est de constater que la réalisation des rénovations et évolutions projetées n'est pas toujours rapide, pour des raisons budgétaires, certes, mais aussi parce qu'elle correspond à une démarche de long terme.

L'UBO a entamé cette démarche avec des projets d'envergure (la méthanisation des déchets; la production d'énergie verte à l'IUT de Brest) mais aussi dans l'évolution de quelques installations (robinets à détecteur infrarouge) ou encore dans le choix de sèche-mains et papier toilette issus de matériaux recyclés.

Bien sûr tout cela n'est pas suffisant et le memento Eco-campus de février 2010, émanant de la CPU et de la Caisse des Dépôts, fournit de nombreuses pistes de réflexion (http://www.campusresponsables.com/partenaire-financier-41/caisse-des-depots.html).

L'amélioration des compétences énergétiques de notre université pourrait se déployer selon les axes suivants:

 

Rénovation des bâtiments

 

L’ensemble des projets de rénovation inscrits au calendrier UBO s’inscrit déjà dans une logique de respect des normes éco-responsables. Au-delà, des propositions très innovantes, formulées notamment par la Caisse des Dépôts permettent d’envisager à terme une ambition plus haute, via les projets d’intracting par lesquels l’investissement patrimonial trouve son financement dans les économies ou la récupération d’énergie. De tels montages sont complexes, et exigent une réflexion aboutie, mais ils offrent des perspectives indubitablement intéressantes.

 

Réduction des déchets

 

Il est indispensable de prendre à bras le corps la question du tri sélectif au quotidien, au moins pour le papier, l’aluminium (canettes), le petit plastique (gobelets), le verre, c’est-à-dire tous les matériaux qui aujourd’hui finissent à la poubelle alors que des filières de revalorisation existent.

Cela passe par la présence sur les sites de l’UBO de containers, de poubelles de tri, et surtout par l’élaboration d’un contrat global avec la Métropole.

Certaines universités ont mis en place un système plus ludique pour les gobelets de café : ils sont jetés dans un container qui distribue au hasard un jeton pour un café, une fois sur 12 en moyenne. La sensibilisation des usagers est un aspect fondamental d’une démarche de développement durable.

 

Un travail autour de la revalorisation doit être effectué auprès des usagers de l’UBO, notamment pour les matériels électroniques et informatiques. L’UBO pourra généraliser les initiatives qui existent déjà dans certaines composantes de collecte et de revalorisation, là aussi dans une optique de sensibilisation.

 

Economies d’énergie

 

Le choix des ampoules (les plus intéressantes étant les ampoules LED et non les basses consommation).

La mise en place de détecteurs de présence, au moins dans les endroits qui n’ont pas besoin d’être éclairés en permanence, ou de minuteurs. L’utilisation progressive (initiée à l’UFR Lettres depuis plusieurs années) de cartes magnétiques d’accès aux salles permettra aussi de mieux gérer l’éclairage (système analogue à celui des chambres d’hôtels).

Et pourquoi pas, dans le cadre de la rénovation des bâtiments, des puits de lumière ?

 

Economies d’eau

 

La rénovation des bâtiments pourra intégrer la mise en place de systèmes de récupération des eaux de pluie pour les usages non alimentaires (nettoyage, chasses d’eau) ; voire des toilettes sèches (auxquelles les étudiants qui fréquentent les festivals sont d’ailleurs déjà tout à fait habitués).

Autre piste : l’extension progressive à tous les sanitaires des robinets avec détecteurs infrarouges.

 

 

Numérique et développement durable

 

La création du Campus numérique va permettre d’accroître encore l’utilisation de la visio-conférence, et désormais dans des conditions tout à fait propices à une conversation normale. A chaque fois que c’est possible, il faut que la visio devienne la norme et le déplacement l’exception : encore une manière d’allier responsabilité énergétique et économie financière.

Cela dit, notre université portant une attention particulière à l’utilisation des outils numériques, nous devrons être d’autant plus attentifs à la dépense énergétique qu’ils occasionnent que celle-ci n’est pas toujours visible pour les utilisateurs. Ainsi le moteur de recherche Google est particulièrement énergivore, et pourrait être remplacé par un autre moteur plus respectueux de l’environnement. En tout cas, une réflexion doit être engagée sur les impacts de cette évolution majeure de nos pratiques et sur le choix des outils numériques au quotidien.

 

 

Hygiène et santé

 

Les marchés pourront être revus pour choisir des produits d’entretien émettant moins de particules toxiques pour les agents et les usagers.

 

Développement des espaces verts et, si la rénovation des bâtiments va dans ce sens, de murs verts (pour l’isolation, l’esthétique et la participation au renouvellement de la biodiversité)

 

Transports

 

Travailler avec BMO pour que le plan de déplacement urbain permette aux usagers d’utiliser les transports en commun de préférence à un véhicule individuel.

Développer le covoiturage, notamment en offrant des places de parking réservées aux covoitureurs.

Poursuivre le développement du schéma directeur immobilier en faveur des modes de déplacement doux sur le campus

 

 

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© Matthieu Gallou